Stanislas
en concert au Ziquodrome le 2 mars 2010
Les bras écartés, oscillant au gré du vent, magicien sur le fil, poète des hauteurs, mélange d’intrépidité et de candeur. Pas étonnant que Stanislas ait intitulé son premier album « L’équilibre instable ». Car toute la vie et la carrière déjà bien remplies de ce jeune homme aux allures de dandy romantique, ressemblent à un parcours d’équilibriste. Un balancement entre bohème et tradition, classique et pop, solitude et amour. Avec une constante, inébranlable elle, l’harmonie. L’amour de la musique, jusque dans les dissonances, les remous rythmiques, les flux et reflux mélodiques.
Dès la première écoute de la première chanson de l’album de Stanislas, « Le Manège » on est saisi par l’atmosphère unique qui s’en dégage. Des volutes de cordes virevoltantes, le chatoiement d’une harpe en apesanteur, comme un vertige qui fait battre le cœur et tourner la tête. Et par-dessus tout, une voix aux aigus gorgés d’émotion, à la pureté angélique et aux inflexions douces-amères.
Pas facile de résumer la complexe personnalité de Stanislas, chanteur, chef d’orchestre, enseignant, compositeur, musicien et arrangeur. Quelqu’un qui peut diriger l’orchestre de l’Opéra de Massy et écrire des ...